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 Si vous aviez encore un doute

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MessageSujet: Si vous aviez encore un doute   Mer 16 Mar 2005, 23:42

Je sais que ces quelques articles sont long, mais allez courage, je vous assure que cela vaut la peine!


beurk
Inquiétude sur les laits pour bébés

Thierry Souccar. Sciences et Avenir 2004 ; 685 : 9-13.

Les laits industriels pour nourrissons présentent-ils toutes les garanties de sécurité et de qualité qu'on est en droit d'en attendre ? Des analyses effectuées par Sciences et Avenir soulèvent des doutes. Des nutritionnistes ont préconisé l'ajout à ces laits de fer et de vitamine C, sans que l'on ait évalué l'impact de cet ajout sur la qualité nutritionnelle de produits qui vont être portés à haute température. Plusieurs laboratoires européens et américains pistent depuis des années les changements provoqués dans les aliments par la chaleur. En France, la spécialiste s'appelle Inès Birlouez-Aragon, un chercheur de l'INAPG (Institut national agronomique Paris-Grignon), qui connaît l'impact négatif d'un mélange de fer et de vitamine C sur les protéines.
Ont été analysées 16 marques de lait industriel pour nourrisson disponibles en France. Les résultats ont permis de constater non seulement des modifications importantes des protéines laitières d'origine, mais aussi la présence de composés indésirables issus du traitement thermique subi par ces laits. Dans tous ces laits, on retrouvait un produit de la dégradation des protéines, la carboxyméthyllysine (CML), à des taux allant de 120 à 17.040 µg/l. Les laits liquides en contenaient davantage que les laits en poudre, et les hydrolysats liquides (destinés à des enfants particulièrement fragiles) étaient ceux qui en contenaient le plus. On observait aussi une perte des qualités nutritionnelles du lait par blocage de la lysine, un acide aminé essentiel pour la croissance du nourrisson.
Ces laits sont fabriqués à partir de lait de vache, qui contient 1,5 à 2fois plus de protéines que le lait humain. On y ajoute du fer (10 fois plus que dans le lait humain, 25 fois plus que dans le lait de vache), et de la vitamine C. Le lait liquide est ensuite stérilisé à très haute température, le lait en poudre est séché par atomisation. Ce traitement induira des réactions indésirables (la plus connue étant la réaction de Maillard), avec modification de la structure des protéines, et apparition de composés suspects. Plus le lait contient de CML, plus sa valeur nutritionnelle est susceptible d'être dégradée.
Au vu des taux de CML retrouvés par cette étude, un nourrisson absorbe 10 à 100 fois plus de CML qu'un adulte. Or, la toxicité de ces produits reste mal évaluée. Certains estiment qu'ils ne posent pas de problème, ou alors seulement pour les bébés les plus fragiles. D'autres sont d'un avis opposé, et pensent qu'ils peuvent induire des réactions inflammatoires chroniques. Une étude sur des prématurés n'a pas retrouvé d'effets secondaires, mais elle n'a duré que 5 jours.
Un autre chercheur, Fran Morales, s'inquiète de la perte de valeur nutritionnelle de ces laits, alors qu'ils constituent la seule alimentation des nourrissons qui les reçoivent, et ce à un moment où leur développement est particulièrement rapide. Pour tenter de compenser ce phénomène, les laits industriels contiennent nettement plus de protéines que le lait humain. Mais cette surcharge protéique constitue un stress métabolique pour le nourrisson, et semble être un facteur de risque de survenue d'une obésité par la suite.
L'Agence française de sécurité sanitaire n'émet aucun avis sur la qualitédes laits industriels pour nourrissons. Aucun contrôle n'est exercé sur le taux de CML dans ces laits, pas plus que sur leur qualité. En ce qui concerne les fabricants, le sujet reste plus ou moins inabordable. Le Comité scientifique européen sur l'alimentation estime que si les nourrissons semblent tolérer les produits de la réaction de Maillard mieux que les animaux sur lesquels leur impact a été étudié, leur taux dans les laits industriels devrait être réduit au maximum de ce qu'il est possible d'obtenir. Encore faut-il que les fabricants de lait industriel aient la volonté d'améliorer leurs produits, au besoin en y étant obligés par les autorités sanitaires.



beurk
Laits dits 2ème âge et laits dits de croissance

V Boggio. Médecine et Enfance 2003 ; 437-40. Mots-clés : alimentation infantile, lait « de 2ème âge », lait « de croissance ».

Certains laits « de suite » sont appelés par les fabricants « laits 2ème âge », d'autres sont appelés « laits de croissance ». Les premiers sont censés être utilisés de 5 à 12 mois, les seconds de 1 à 3 ans environ. Le but de cette étude était de faire le point sur les différences qualitatives entre ces divers laits.

Du 21 au 25 juillet, des boites de tous les laits de suite vendus dans 6 commerces de la ville de Dijon ont été achetées. 30 « laits 2ème âge » et 12 « laits de croissance » ont pu être trouvés, ce qui ne correspond pas à tout ce qui est commercialisé en France, mais est suffisant pour identifier une éventuelle différence entre les produits. Ont été négligées toutes les affirmations publicitaires figurant sur les emballages, telles que : en collaboration étroite avec le corps médical, régal des tout-petits, particulièrement onctueux, enrichi en vitamines et en acides gras essentiels, protection naturelle, pour la solidité des os et des dents, composition unique, etc, etc, qu'il est impossible de vérifier. Cette étude s'est uniquement penchée sur la liste des ingrédients, les quantités des nutriments présentes dans 100 ml de produit prêt à l'emploi annoncées sur l'emballage, ainsi que sur les prix affichés.
Il n'existait aucune différence significative entre les laits dits de 2ème âge et les laits dits de croissance en ce qui concernait leur composition, et ce pour tous les composants. Pour tous les laits dits de croissance, ainsi que pour 24 des laits dits de 2ème âge, les protéines provenaient exclusivement du lait de vache. Les lipides sont le plus souvent d'origine végétale (palme, coprah, tournesol, colza, soja, maïs, quand cette origine est mentionnée) ; 6 laits seulement contenaient des graisses de lait de vache dans des proportions non précisées. Les teneurs en acide alpha-linolénique étaient similaires dans ces 2 catégories de lait. Le principal ingrédient différent était le sulfate de cuivre : tous les laits dits de 2ème âge sauf un en contenaient, aucun des laits dits de croissance sauf un n'en contenaient ; de ce fait, on pourrait quasiment dire que le lait dit de croissance est un lait de 2ème âge non enrichi en cuivre.
D'autres ingrédients étaient présents avec une fréquence variable suivant les marques de lait, mais sans qu'il y ait de différence entre les 2 catégories. Certains ingrédients n'étaient jamais présent dans les laits dits de croissance, mais étaient rencontrés dans quelques laits dits de 2ème âge : arginine, histidine, carnitine, glucose, miel, nucléotides, huile d'olive. Les teneurs en sels minéraux étaient variables suivant les marques, sans qu'il soit possible de trouver une différence significative entre les 2 catégories de lait. Il en était de même pour les émulsifiants, les anti-oxygènes ou les correcteurs d'acidité. Tous les laits dits de croissance étaient aromatisés à la vanille, ainsi que 5 des laits dits de 2ème âge.
Tous les laits dits de croissance étaient liquides, ainsi que 7 des 30 laits dits de 2ème âge. Le fait que le lait soit liquide prêt à l'emploi ou en poudre n'était à l'origine d'aucune différence entre tous ces laits. Les prix de vente étaient proches : de 1,24 à 2,13 ? le litre pour les laits dits de croissance, de 1,83 à 3,1 ? le litre de lait reconstitué pour les laits dits de 2ème âge.
L'étude de la composition de ces laits était édifiante pour les professionnels de santé. Les données figurant sur l'emballage différaient des indications figurant sur les documents distribués par les délégués commerciaux des fabricants de lait infantile. Dans une même marque, la composition du même lait n'est pas forcément la même suivant que le lait est présenté en poudre ou liquide prêt à l'emploi. Deux laits de composition identiques peuvent être vendus dans le même magasin sous deux noms différents. On pouvait certes différencier ces laits suivant certains critères : laits biologiques ou non biologiques, enrichis en X ou Y vitamines, épaissis ou non épaissis, fermentés ou non fermentés, liquides ou en poudre, aromatisés ou non aromatisés. Mais dans l'ensemble, rien ne permettait de différencier significativement un lait dit de 2ème âge d'un lait dit de croissance : un lait est « de 2ème âge » avant 1 an, et le même lait devient « de croissance » passé cet âge. D'autant qu'il est maintenant possible de trouver tous ces laits côte à côte sur le même rayon d'un supermarché.
Un médecin peut certes recommander un lait liquide plutôt qu'un lait en poudre, un lait épaissi plutôt qu'un lait non épaissi, un lait enrichi en 13 vitamines plutôt qu'en 4, ou simplement recommander le lait le moins cher. Mais il est nécessaire qu'il sache qu'il n'existe aucune réelle différence entre les laits dits de 2ème âge et les laits dits de suite, afin de ne pas donner aux parents des informations erronées.


beurk
Impact de la supplémentation en lactose et en fer du lait industriel sur les réactions de Maillard

Effect of iron and lactose supplementation of milk on the Maillard reaction and tryptophan content. I Birlouez-Aradon, V Moreaux, M Nicolas and CJ Ducauze. Foods additives and contaminants, 1997, 14(4), 381-88).

Les fabricants de produits laitiers recommandent l'utilisation, chez les enfants entre 12 et 36 mois, de laits dits « de croissance » ; ces laits UHT sont enrichis en fer, vitamine C, lactose et acide linoléique et linolénique. Toutefois, le fer, combiné à la vitamine C, est susceptible d'activer les réactions de Maillard induites par la présence simultanée du lactose et du tryptophane. Ce sont des réactions chimiques très complexes et aléatoires qui se produisent, lors du chauffage des aliments, entre les sucres et les acides aminés, et qui induisent la création de olécules pouvant être mutagènes ou toxiques.
Les auteurs de cette étude française ont recherché les dérivés issus des réactions de Maillard (essentiel-lement la furosine, provenant de la dégradation de la lysine) dans 42 échantillons de lait « de croissance » provenant de 5 fabricants, par rapport à des échantillons de lait de vache UHT standard et des échantillons de lait de vache pasteurisé demi-écrémé. Le taux de furosine était en moyenne 2 à 4 fois plus élevé dans les laits « de croissance » que dans les laits UHT standard, ce qui indique une perte proportionnelle en lysine. Le taux total de tryptophane était 18% plus bas dans les laits « de croissance » que dans les laits UHT standard ; de plus, la fraction non dégradée de tryptophane était ignificativement plus basse dans les laits « de croissance ».
Les réactions de Maillard sont donc nettement plus actives dans les laits« de croissance ». Les molécules recherchées par cette étude ne représentent qu'une infime partie des molécules créées lors de la fabrication de ces laits. Etant donné le caractère potentiellement mutagène de certaines de ces molécules, il serait nécessaire de se pencher sérieusement sur le problème de la dégradation des protéines dans ces laits destinés aux enfants, afin de mieux connaître les composés obtenus et leur impact éventuel.


beurk
Trop, c'est trop !
D'après : Alertez les bébés. Que Choisir 348, 4/98, 43.
La revue « Que Choisir » a fait analyser divers laits « enrichis », afin de vérifier leur composition. Elle se pose des questions sur l'intérêt réel de cette supplémentation des laits en vitamines et sels minéraux, et constate qu'elle n'est pas exempte de risque. En particulier, les laits dits « de croissance », conçus pour des enfants de 1 à 3 ans, posent problème. Si l'on se base sur une consommation quotidienne de 300 ml de lait (ce qui est inférieur aux apports recommandés), 4 des 7 laits de croissance sont surdosés. Le seuil de sécurité pour la vitamine B9 pour les enfants de 1 à 3 ans est de 200 µg/jour. Le lait de Guigoz en contient 140 µg/100 ml, celui de Lactel 245 µg, et celui de Gervais 330 µg, ce qui est très supérieur aux quantités annoncées. De même, les laits de Guigoz et Nestlé sont surdosés en vitamine A.


beurk
Du fer pour quoi faire ?
E Chesnay. Que Choisir 2002 ; n°391, 46-47.
Les laits enrichis en fer pour les enfants de 10 mois à 3 ans ont de plus en plus de succès : 70% des mères en ont acheté. Les fabricants de ces laits s'en félicitent, ces laits étant 2 à 3 fois plus chers qu'un lait courant.
Candia affirme que 70% des bébés sont carencés en fer. Or, d'après une étude réalisée à Paris en 1989, l'anémie concernait 8% des bébés de 10 mois, et 0,3% des enfants de 2 ans. Les carences en fer sont surtout constatées dans les milieux défavorisés ; or, ce sont surtout les enfants des milieux favorisés qui reçoivent ces laits. Si certains professionnels de santé recommandent la consommation de ces laits de croissance, d'autres s'interrogent sur leur utilité, et estiment qu'en cas de carence on peut supplémenter en fer au cas par cas. La supplémentation systématique n'est ni forcément nécessaire, ni obligatoirement bénéfique. Après 1 an, l'enfant a une alimentation diversifiée, et la supplémentation du lait ne semble plus nécessaire. De plus, tous ces laits sont parfumés à la vanilline ; au vu de l'augmentation du taux d'obésité, certains estiment inutile d'encourager les enfants à consommer des produits aromatisés.
Ces considérations ne sont que broutilles devant les résultats des travaux menés par l'INA. La qualité nutritionnelle et sanitaire des laits de croissance est fortement dégradée par rapport à celle des laits de vache courants : perte de lysine, apparition de composés mal évalués sur le plan toxicologique. La formulation particulière de ces laits entraîne une importante augmentation des réactions de dégradation des protéines suite à la stérilisation UHT. C'est d'ailleurs pour masquer le goût provoqué par ces réactions d'oxydation que ces laits sont parfumés à la vanilline. Il est déconseillé de les utiliser pour la cuisson.
Le délégué des fabricants a nié tout problème, et estime que les phénomènes observés sont mineurs et sans risque. Si ces laits peuvent présenter un intérêt pour les enfants qui souffrent de carence, on peut cependant se poser des questions sur leur utilité chez les enfants en bonne santé.


beurk beurk beurk beurk beurk beurk beurk beurk beurk
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Même pas le courage de vous faire mes bisous habituels après ça! Quand je pense à tous ces BB au bibs!!!
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MessageSujet: Re: Si vous aviez encore un doute   Jeu 17 Mar 2005, 00:10

bravo encoreplushaut love


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