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 Un très beau témoignage

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balqis
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MessageSujet: Un très beau témoignage   Dim 23 Jan 2005, 22:39


Allaiter, dit-elle
Marielle Issartel

L'allaitement maternel aujourd'hui est-il si simple pour les femmes, lorsqu'elles ont vécu de très près les débats et les luttes qui bouleversèrent les mentalités françaises des trente dernières années ?

Témoignage.

Je fais partie des générations de femmes interdites de maternage. Mes amies de jeunesse entachaient de défiance
leur lien avec leur enfant des avant sa naissance. Crèche à trois semaines sans nécessité, dressage à la débrouille dès les premiers mois, honte des bouffées de compassion et, systématique ou presque : le refus d’ allaiter.

À l’ époque, aurais-je échappé aux injonctions politiquement correctes qui liaient l’ honneur d’ une femme et l’ épanouissement de son bébé à leur indépendance précoce ? Heureusement, mes efforts pour être mère furent vains jusqu’ à maturité sonnante. Avec les tardives années 70 s’ en étaient allées les certitudes et même les rêveries. Les femmes phalliques déposaient leurs armes ; le continent noir (1) cessait de revendiquer son implacable altérité ; les couples se réconciliaient et
découvraient à la maison la graine d’ homme nouveau tant espéré (de Moscou à Pékin, de commune en kibboutz) :
leur bébé, vraie force vive, riche de tous les possibles. Avec lui, ils se jetaient dans une aventure inouïe.
1. c'est Freud qui nomma les femmes le "contient noir"

Quand ma fille est née, en 1986, les bébés avaient la cote. Je l’ allaitai onze mois et onze jours. En éclatant de rire, elle mit un terme à ce corps à corps gagné sur l’époque.

Cet allaitement presque prolongé ne m’ avait pas mise au ban de ma microsociété féministe, ne m’ avait pas désignée comme mutante ; il était somme toute socialement acceptable. Pourtant, cette reconquête n’ allait pas de soi. Sous son aimable apparence hédoniste, mon allaitement était le fruit d’ une préparation rigoureuse, de lectures approfondies, de contacts variés et d’ une résistance têtue au laminage infligé par les bonnes volontés médicales.

On a beaucoup dit que, pour les féministes d’ avant-guerre, biberon rimait avec libération. C’ était vrai jusqu’ aux années 50, avec l’ intermède de la guerre où seul le lait de femme se procurait sans ticket. Ensuite, je n’ ai pas trouvé trace en France d’ une pensée théorique féministe concernant l’ allaitement. La revendication du partage
du travail domestique gratuit et des soins aux enfants surgit de la condamnation de l’ exploitation patriarcale sans qu’ il soit fait mention de notre spécificité de mammifères. Les plus radicales des militantes, ou les plus blessées, ont refusé la maternité. Les autres ont accommodé leur vie privée en regard du politique en s’ interdisant dans des
proportions variables la fusion avec l’ enfant. Puis, dans la mouvance Peace and Love des années 60, la catégorie féminine « cultivée, urbaine, exerçant un métier » a redécouvert l’ allaitement comme communication privilégiée à cheval entre nature et contre-culture du
plaisir. Alors que le déclin amorcé au début du siècle n’ avait pas encore atteint son étiage dans la France profonde, le mouvement inverse s’ amorçait déjà dans les milieux aisés.

C’est dans ces eaux favorisées que croisaient les féministes, mes amies aux USA, nos soeurs prolife (adversaires de la liberté d’ avorter), revendiquant l’ allaitement dans le cadre plus général de la nurturance(2), qu’ elles veulent altruiste, désintéressée, contestataire face à un monde d’ hommes égoïste, dominateur, soumis aux lois du marché. Et nous, les prochoice (favorables à la liberté du choix d’ avorter), elles nous considéraient
comme des espèces d’ hommes. À notre mot d’ ordre : « Les enfants que nous voulons ! quand nous voulons ! » nous avons ajouté « comme nous voulons », tant
c’ est une bagarre que d’ imposer l’ allaitement. C’ est pourquoi, avant d’ accoucher, je m’étais bardée de connaissances théoriques et pratiques, et entourée de réseaux actifs prêts à réparer les brèches dans
mon fragile moral d’ accouchée. Ainsi, j’ ai pu préserver ma symbiose avec mon bébé, vieille de neuf mois délicieux, et destinée à durer...
jusqu’ à quand ?

2. La notion de nurturance recouvre tous les soins aux enfants depuis l’ allaitement
jusqu’ à l’ éducation donnée par les mères.




Dernière édition par le Dim 23 Jan 2005, 22:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un très beau témoignage   Dim 23 Jan 2005, 22:40

suite...



Symbiose

Quand mon enfant était en moi, nous vivions indubitablement en symbiose. Il était nourri de mon sang, ce qui rend singulièrement réducteur le terme de « porter un enfant ». Mais le bébé agissait, lui aussi. Dès sa nidification dans les parois accueillantes de mon utérus, il
commença à m’ envoyer des messages physiologiques auxquels mon corps répondait.
L’ haptonomie(3), l’ art du toucher affectif, nous donna les moyens à son père et à moi de le contacter, de lui confirmer chaque jour son existence propre, et aussi d’ appréhender en douceur la nouvelle donne familiale : triangulaire. Nous n’ attendions pas un enfant, il était déjà là et, dès ses trois mois et demi, nous avons pu communiquer avec lui grâce à l’ haptonomie périnatale. Ce mot abrupt et austère vient du grec hapsis, nettement plus chantant. Hapsis veut dire toucher, dans le sens de rassembler, mettre ensemble ; toucher pour guérir, pour faire du bien. En nous adressant au bébé in utero par des petites pressions sur sa peau via le liquide amniotique, nous lui faisions du bien, je ne sais de quelle façon. Il le prouvait en venant se coller contre la main qui l’ appelait, d’ abord très vite, comme une bulle légère, une caresse
intérieure. Plus tard, son franc déplacement sera perceptible à tous ; et vers la fin de ma grossesse, c’ est une forte masse qui se mettra en branle, piano piano, pour dire « Bonjour, c’ est bien moi ! ». Ce qui fait
qu’ à sa naissance, le bébé et nous-mêmes étions déjà de vieilles connaissances. L’ haptonomie m’ a permis d’ être « chez » mon bébé, de l’ inviter, de le solliciter, de diriger vers lui cet amour diffus, et par là de lui apporter une « sécurité de base » ; j’ appris aussi les gestes qui
offriraient une continuité à cette sécurité : la façon dont on touche, dont on porte, dont on manipule un enfant est une déclaration d’ intention.

3. Voir Frans Veldman, Haptonomie, science de l’ affectivité, PUF, 1990.

Au fond, qu’ advint-il, à la naissance de ma fille, de notre
symbiose ? Elle aspira de l’ air et devint autonome pour ce qui est de l’ oxygène. Notre lieu d’ interdépendance, le placenta, pouvait mourir, nous pouvions nous en détacher l’ une et l’ autre. En revanche, elle avait besoin de contacts et de caresses pour que ses centres vitaux
soient stimulés par l’ intermédiaire de la peau. J’ avais accouché très vite et après toute cette violence imprévue, mon fantasme de maîtrise en berne, j’ avais moi aussi envie de retrouver le poids, les mouvements et les rythmes qui m’ avaient habitée de bonheur. Aussi je gardai mon bébé sur moi, poisseux, non pesé, non mesuré, non
emballé, sous une petite couette ad hoc, et nous continuâmes tranquillement la gestation en externe. L’ allaitement démarra tout de suite, à sa cinquième minute de vie aérobie. Allaiter n’ est pas donner du lait maternel, mais le donner du sein à la bouche, avec tous les gestes, la durée et les émotions que cela implique. C’ est vraiment un acte interactif, un parfait modèle cybernétique. J’ avais demandé la pénombre, ma fille me regardait intensément. Je caressai doucement du mamelon la petite joue et crac, elle tourna la tête, attrapa le mamelon et ses lèvres se mirent en action avec une vigueur impossible
à prévoir. Cette sensation inouïe me fait encore frissonner. Elle ne ressemblait à rien de connu, et pendant un an je m’ émerveillerai de cette proximité de l’ animal et de l’ érotique, qui n’ est pourtant ni l’ un ni l’ autre.

Il m’ a fallu opposer le front du buffle à la guérilla mouchetée menée par le personnel de la maternité pour m’ éduquer. Tous approuvaient l’ allaitement, credo de base qui ne méritait pas réflexion. Mais leurs méthodes me semblaient tout ignorer de la biologie et je dirais du plaisir, qui ont partie liée dans cette affaire. À leurs interdits
quantitatifs, à leurs prévisions alarmistes, j’ opposais faiblement mon savoir tout neuf de béotienne sur la physiologie de la lactation. Le soir, laminée par les remarques qui, sur le mode plaisant, me renvoyaient
l’ image d’ une originale un peu fêlée, je contactais la Leche League et ma petite soeur qui me réconfortaient. La nuit, je gardais ma fille lovée contre moi, moitié dormant moitié tétant, malgré la nounou de nuit qui voulait la rapter pour mon bien. Elle la nourrirait, me dit-elle, au
biberon appelé innocemment « de complément », ignorant que bien souvent ce biberon-là perturbe le système d’ ajustement de production du lait et ouvre une brèche dans la lactation.


Régime tout-sein

L’ été 1986 fut très chaud. Ma fille et moi passions le long temps des tétées peau contre peau, plus l’ après-tétée, et aussi le temps du bercement, et le temps de la rêverie. La communication sans intermédiaire me permettait d’ établir une relation avec mon bébé réel, relation différente mais pas contradictoire de celle que j’ avais avec mon bébé porté, encore imaginaire. Loin d’ écarter mon mari, notre
couple allaitant l’ incita à prendre sa place singulière de père. Au bout de quelques semaines, il m’ avait fallu mettre un peu d’ ordre dans les tétées afin d’ éviter les coliques. Le colostrum avait été remplacé par un lait léger, le lait de transition, puis par un lait dit mature, plus
nourrissant. La digestion en est plus complexe et l’ allaitement « à la demande » exige alors que l’ on commence à ménager des temps de répit pour l’ intestin. Cette évidence qui semble si logique avec le recul
ne s’ imposa pour moi qu’ au terme de deux jours et deux nuits pendant lesquels je me fis dévorer.

Durant ce temps, l’ enfant n’ a pas quitté mon sein. Je ne pouvais ni dormir ni rien faire, à peine fermer les yeux pendant ses brefs assoupissements qui la détachaient du mamelon. Mes seins n’ avaient plus le temps de se gonfler de lait et leur flaccidité me déconcertait. Braquée contre les injonctions médicales qui réglementaient les tétées,
je ne trouvais comme réponse au malaise diffus de ma petite fille que le sein, le sein, encore le sein. Je sentis là pour la première fois que tout notre bonheur pourrait s’ inverser, que notre flux d’ intimité pourrait basculer en incompréhensions, en fautes, en rancunes. A moi, la mère,
de remettre en cause mes réponses. Au père de m’ aider à me dépêtrer dans l’entrelacs de conseils, postulats, idées reçues ou idéologies qui empêchent de conjuguer tranquillement l’ intuition et la connaissance rationnelle. C’ est une phrase de René Spitz, le pédiatre américain, qui
nous éclaira ; je compris qu’en interprétant les cris de mon bébé comme une demande de nourriture, alors qu’ il s’ agissait souvent d’ un besoin d’activité motrice, je perpétuais un cercle vicieux de coliques et malaises. Il fallait absolument espacer les tétées d’ une heure trente à
deux heures, et lui permettre de sucer sans se nourrir. Nous eûmes recours à la tétine de façon parcimonieuse, pendant deux mois environ, jusqu’ à ce que d’ autres activités motrices lui soit accessibles. Après ce bref épisode de coliques, nous avons établi un horaire souple pour les tétées, avec un garde-fou infranchissable d’ une heure et demie. Si j’ avais été seule, j’ aurais triché, tant l’ idée que mon bébé puisse souffrir de la faim même une seconde me rendait fébrile. Ces mères-là font les obèses et les anorexiques, il ne faut pas les laisser seules. Mon mari veillait, et un rythme de croisière s’ établit avec de
longues tétées calmes dans la journée, des nuits pleines de six heures, des matinées à paresser, mon bébé contre moi, et une impression de légèreté : partout où nous allions, nous emmenions l’ enfant, une ou deux couches dans la poche, sans aucun souci de nourriture. Elle s’ adaptait partout, se plaisait en compagnie, et profitait harmonieusement de son régime tout-sein. Ce fut pour moi une longue et forte expérience, gratifiante et de surcroît humanisante, aux antipodes des clichés de vache laitière passive qui font hésiter certaines femmes (encore que j’ aime assez cette idée d’ être une vache et de
produire du lait).

Six mois passèrent ainsi, des mois qui valent des années, jusqu’ à ce que la grande et forte petite fille manifeste d’ autres besoins alimentaires.

Le lien rompu

Le sevrage, étape occultée, devrait se préparer autant que la naissance et bien mieux que l’ entrée en CP. Autrefois, il donnait lieu à des célébrations rituelles et à des cadeaux pour la mère qui redevenait femme, ou plutôt épouse. Mais gardons-nous de toute nostalgie des pratiques passées et de tout rêve exotique : bien des sociétés ont pratiqué et pratiquent encore la sélection naturelle par le sevrage brutal
et même le bannissement après une promiscuité de tous les instants et un allaitement rêvé. Les costauds survivent, blindés. Chez nous, le sevrage dura cinq mois. C’ est ma fille qui donna le signal : un réveil nocturne affamé, vers l’ âge de six mois. A ce moment donc, les
premières nourritures étrangères pénétrèrent dans son organisme. Avec une forte intuition elle marqua l’ ouverture préparée en son intimité en réclamant la présence active de son père. Ce fut comme une cérémonie : il devait présider en chantant. S’ il chantait, elle
prenait son biberon de bouillie ; sinon, rien. Ensuite, elle franchit tranquillement les étapes des nourritures de plus en plus solides et signifia à onze mois et onze jours, comme je l’ ai dit, que sa naissance au monde était achevée. Elle ne s’ autorisa à toucher mon sein à nouveau que des années plus tard, quand tout danger de retour en arrière était écarté. Son intransigeance fut à la mesure de son désir de grandir, d’ accéder à une maturité nouvelle, et
je la suivis, contente et déjà un peu nostalgique. Car le sevrage accompli marquait pour nous deux le passage du plaisir de la dépendance au plaisir de l’ indépendance. Elle, ne risquerait pas de « téter l’ esprit », ce qui signifie dans les textes anciens qu’ un allaitement très prolongé engendre des carences intellectuelles - à mon avis par inadaptation au monde. Et moi, j’ abandonnais toute volonté de surpuissance.

Chaque mère a senti un jour le lien avec son enfant comme coupé au couteau. L’ enfant soudain n’ était plus en elle, hégémonique à la manière d’ une passion amoureuse, mais il était ailleurs, intègre et tout aussi aimé. Ce fut un matin d’ août dans la salle de projection d’ un
laboratoire, devant les rushes d’ un film que je devais monter. Je regardais avec attention, mais mon disque dur interne n’ avait plus de place, plus de mémoire. Pour voir réellement les plans, les ressentir, les analyser, les mémoriser, j’ ai dû opérer une libération mentale, une
coupure franche. Ma fille avait trois ans et je sentais qu’ elle avait déjà pris le large depuis quelques mois. Sans doute son accession au langage avait-elle mis fin à notre communication sans les mots, mon privilège.
Si bien que la symbiose que je rompis net ce matin d’ août n’ était déjà plus qu’ une affaire entre moi et moi.

Épilogue : deux ans plus tard.
Ce matin d’ été où notre petite fille de cinq ans s’ éloigna, radieuse, au milieu de centaines d’ enfants gigantesques, pour sa première vraie colonie de vacances, nous ravalâmes notre inquiétude d’ avoir à peine distingué les moniteurs dans le raz de marée humain, et nous laissâmes
aller notre bonheur de voir l’ autonomie que manifestait notre enfant, clé de sa liberté. Désormais, nous étions trois individus indépendants. Nous avons connu, en Guadeloupe, Patrice, un petit Antillaisélevé dans un milieu indépendantiste qui nous aimait bien et nous dit une fois : « Je voudrais bien être indépendant..., mais je voudrais être dépendant aussi ! »
II y a des soirs où je me sens d’ humeur antillaise...

Marielle Issartel
lemangeur-ocha.com - Gillet, Philippe (sous la direction de). Mémoires lactées. Blanc, bu,
biblique : le lait du monde. Autrement, Coll. Mutations/Mangeurs N°143, Paris, 1994, 222 p.,

bibliogr.
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MessageSujet: Re: Un très beau témoignage   Dim 23 Jan 2005, 22:41

Pour moi un témoignage touchant, si parlant de vérité et encore si vraie 20 ans après!!! love
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Anne28
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MessageSujet: Re: Un très beau témoignage   Lun 24 Jan 2005, 13:26

C'est un très beau texte... effectivement toujours d'actualité.
Anne
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MessageSujet: Re: Un très beau témoignage   

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